50 – Randonnée dans le Vestland

Du 12 au 18 août : 40011 => 40576 Km

Jeudi 12 août, on se réveille fatigués et les jambes endolories à cause de notre randonnée de la veille. Pendant qu’on prend tranquillement notre petit-déjeuner, les toutous continuent de jouer au chien de berger avec les moutons qui sont revenus nous voir. En début d’après-midi, nous quittons le spot et nos amis belges pour refaire la route panoramique. En effet, pour aller sur la randonnée de Kjerag, nous avons dû rouler rapidement malgré les paysages incroyables pour arriver tôt au parking. Mais ça nous a tellement plu que nous voulons la refaire plus tranquillement. Malgré la météo maussade, nous sommes subjugués par les paysages qu’on redécouvre sous d’autres luminosités. Aimie s’arrête pratiquement à chaque virage pour prendre des photos. Après 2h de route, nous arrivons sur une randonnée où nous aurons la possibilité de voir des castors. On chausse nos baskets, on prend l’appareil photo et on part à la  chasse de ces petits animaux. Malheureusement, la pluie commence à tomber et le chemin devient impraticable. Aimie a de plus en plus de difficultés à me suivre. Elle préfère rentrer au chaud dans César. Je continue seul ma chasse aux castors. Mais ces petites bêtes sont malines. Dès qu’elles m’entendent arriver, elles se jettent dans l’eau… Je peux seulement les apercevoir mais pas les photographier. C’est bien dommage… Je rejoins ma belle et nous repartons dans l’autre sens sur notre route panoramique. Il n’y a pas à dire, on en aura bien profité ! Nous nous arrêtons en plein milieu du trajet pour dormir sur un spot au cœur de ces paysages grandioses. De César, nous avons une vue à 360° sur les montagnes, le lac et les moutons. Ce soir, on dort dans une carte postale !

Aujourd’hui, la météo n’est pas terrible et ce n’est pas près de s’arranger pour les 2 prochains jours. On décide de rejoindre la quatrième plus grande ville du pays : Stavanger. Après 2h de route et un plein de GPL, nous nous arrêtons sur un petit parking au bord de mer. A côté, on découvre trois immenses glaives vikings plantés en haut d’un rocher. C’est impressionnant ! Nous rejoignons ensuite le parking d’un cimetière proche du centre-ville et gratuit. Mais à notre arrivée, il pleut des cordes. Quel temps de chien ! Après 2h d’attente dans César, on peut enfin sortir nos truffes. C’est parti pour la découverte de Stavanger avec Lucky. On commence par la visite de la vieille ville. Les ruelles pavées, les maisons blanches et fleuries et les petites lumières suspendues aux portes donnent un charme de dingue aux lieux ! On ne peut qu’imaginer la splendeur de cet endroit en plein hiver, sous la neige et décoré pour noël. Nous descendons ensuite sur le port pour faire quelques achats dans les boutiques à touristes. On termine notre balade en flânant au bord de l’eau et dans les rues animées de la ville. Lucky a été d’une sagesse olympienne ! Sur le chemin du retour, nous avons eu le droit à une douche gratuite. La pluie nous a trempé de la tête au pied ! Après s’être séchés, nous quittons le centre vers un spot à la lisière d’une forêt. Mais à notre arrivée, on découvre que c’est trop proche des habitations pour nous. On repart vers un autre endroit en bord de mer. Pour y aller, nous devons prendre un tunnel payant pour traverser le fjord. C’est cher, mais c’est la seule solution pour rejoindre nos étapes d’après… A notre arrivée sur le spot, il est déjà plein. Grrrr ! Malgré notre agacement, on continue notre route vers un endroit à côté de notre prochaine visite. Arrivés sur place, on découvre un charmant parking en pleine forêt, proche d’une cascade, avec pleins de framboises et une belle place pour César. On va être bien ici !

Samedi 14 août, c’est journée off ! Il est prévu beaucoup de pluie pour aujourd’hui. C’est dommage, nous sommes contraints et forcés de nous reposer. Mince… Je m’occupe d’Instagram et de l’itinéraire pendant qu’Aimie avance sur les articles. Entre deux averses, on en profite pour promener vers la cascade avec Lucky et ramasser quelques framboises. En fin de journée, on regarde la météo et il est prévu de la pluie demain mais grand soleil lundi. On contacte nos amis belges pour leur proposer de faire une célèbre randonnée norvégienne avec nous après-demain. Evidemment, ils acceptent ! On a hâte que la pluie cesse pour reprendre les visites avec eux.

Les jours ce suive et ce ressemblent, aujourd’hui il pleut. On en profite pour prendre nos douches et vider notre cuve d’eau pour régler le problème de la fuite d’eau. Malheureusement la pièce est raccordé électriquement, je ne peux donc pas la démonter entièrement. On essaye quand même de la nettoyer et Les jours se suivent et se ressemblent. Comme c’était prévu, aujourd’hui, il pleut encore. On en profite pour prendre nos douches et vider la cuve du chauffe-eau pour tenter de réparer pour la énième fois la fuite qu’on a maintenant depuis une dizaine de jours. Malheureusement, la pièce est raccordée électriquement. Je ne peux donc pas la démonter entièrement sans risquer de tout casser. On essaye quand même de la nettoyer et de la remettre en place. On fait une dernière balade avec Lucky entre deux averses et on quitte notre spot pour rejoindre une aire de services dans le village d’à côté. Arrivés sur place, il y a déjà un camping-car et un autre en train d’attendre sur une place de parking. On se gare derrière et on attend gentiment notre tour. Une fois que le premier a terminé, nous démarrons César pour prendre la première place et attendre à nouveau notre tour. Ça y est, c’est enfin à nous ! Tac, tac, tac, tac ! César ne démarre plus. Quand on met le contact, il y a juste un claquement comme s’il n’avait plus de jus. Ça commence à faire beaucoup de problèmes dans une journée… A première vue, je pense à la batterie. Malheureusement, un problème n’arrive pas seul. Avec notre journée off de la veille, le booster est déchargé. Je décide de faire les services à la main le temps qu’il charge. Imaginez la tête des voyageurs qui passent devant l’aire ! « Regarder ce blaireau vider et remplir son camping-car au seau à 10 mètres de l’aire alors qu’il pleut. » Une fois les services faits, j’essaye à nouveau de démarrer César. Mais il ne se passe toujours rien… Je décide d’appeler Rémi, un ancien collègue de travail, pour me venir en aide. Après 10 minutes au téléphone, César redémarre. Merci Rémi ! En fin de compte, ce sont des saletés qui sont venues se mettre entre la cosse et la batterie. C’est ça qui empêchait le moteur de démarrer. Après ces mésaventures, nous rejoignons Clémence et Lionel (à 17h au lieu de 14h) sur leur spot pour y passer la nuit. On se réconforte avec une bonne bière et un bon repas improvisé. 

Le réveil a sonné à 3h ce matin. Enfin ce matin… Plutôt cette nuit. Le temps de sauter dans nos tenues de Réveil à 3h ce matin. Enfin ce matin… cette nuit plutôt ! Non Thomas, on ne doit pas se rendormir, il faut se lever… Mais personne de censé a l’idée de mettre un réveil à cette heure-là pour une visite ! A bah si… C’est l’œuvre de ma chère et tendre que je hais au plus haut point ce matin… Je vous est déjà dit que quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs ? Bah voilà un exemple ! Elle veut absolument voir le soleil se lever sur le célèbre rocher du Preikestolen. Mais en août, le soleil pointe le bout de son nez à 5H50 ! Evidemment, elle nous a tous entrainés dans son délire. Le temps de sauter dans nos tenues de randonnée et de gober un café, nous voilà à 3h30 dans Pégase, le camping-car de nos amis belges. A 4h, nous arrivons sur le parking qui coûte la modique somme de 250 Nok (= 25€). Et nous voilà tous les quatre, plus les trois chiens, à la frontale, au départ de l’ascension de cette randonnée. Nous sommes obligés d’avancer doucement à cause de la pénombre et des petits chemins escarpés. Ce sont les toutous qui nous ouvrent le chemin. Vers 5h, la luminosité du jour commence à apparaitre. Heureusement, car le sentier devient de plus en plus raide et glissant. Après 2h de marche, nous arrivons enfin sur cette célèbre roche qui plonge à pic sur 600 mètres dans le fjord. Mais si mes calculs sont bons, il est 6H ! C’est déjà trop tard pour le lever du soleil ! Mais non, dame nature a eu pitié de nous et à mis des nuages très bas pour garder le soleil caché quelques minutes en plus. Grâce à elle, nous avons pu profiter d’un réel spectacle. La vue est tout bonnement indescriptible ! On est tous les quatre émerveillés par la beauté des lieux. On a profité de cette merveille pendant 1h30. Ça nous a permis d’immortaliser ce moment avec pleins de photos du fjord, du rocher et de nous. C’était incroyable ! Nous redescendons tranquillement sous ce beau soleil. Mais ça glisse beaucoup. Sur une longue plaque de roche raide, Aimie est tombée violement… Ce n’est pas la première fois que ça lui arrive, mais là, elle ne se relève pas tout de suite. Elle en a le souffle coupé ! Elle est tombée sur tout le flanc gauche et elle a mal. Au bout de quelques minutes, elle se remet debout. Rien ne semble cassé mais on va devoir y aller doucement pour la redescente. A 10h, nous sommes enfin de retour au parking. A 10h30 sur le spot et à 11h tout le monde est au dodo. On a passé le reste de la journée à se reposer après cette matinée forte en émotions. Et pour se féliciter de cette randonnée, ce soir, c’est barbecue et frites de patates douces.

Au programme aujourd’hui, beaucoup de route et très peu de visites. Nous quittons notre spot et nos amis belges pour faire la route chacun à son rythme et nous nous retrouverons plus tard. Après 1h de route nous arrivons à Hjelmeland pour prendre notre premier ferry. C’est un moyen de transport très répandu en Norvège. On installe César dans une file d’attente, le bateau arrive, ouvre ses portes et nous montons à bord. Nous laissons César et Lucky sur le pont et nous descendons dans la salle d’attente panoramique pour profiter d’une belle vue sur le fjord. 10 minutes plus tard, nous sommes déjà arrivés. Nous débarquons pour continuer notre route entre fjords et montagnes. Ce trajet nous en met plein les yeux ! Au bout d’une heure, nous arrivons sur une zone de travaux. Une dame nous dit que la route est fermée de 15h à 16h. Elle nous indique un autre passage qui va nous faire contourner les travaux mais qui nous rallonge d’une demi-heure. On décide de faire demi-tour et de prendre cette option. Evidemment, on ne manque pas de prévenir Clémence et Lionel pour qu’ils évitent de perdre du temps jusqu’aux travaux. La route est longue, très étroite, entre océan, montagnes, petits ports et villages typiques. On sert les fesses avec César mais on se régale avec nos yeux et l’objectif ! Après plus de 4h30 de route, nous arrivons enfin à notre première visite : l’église de Roldal. Sur le ton de la plaisanterie, on se dit qu’avec tout le temps qu’on a perdu, nos amis belges sont peut-être déjà arrivés. On n’a pas tout à fait tort ! On se rend compte qu’ils sont même déjà repartis ! Mais comment c’est possible ? Comment ils ont pu nous doubler sans qu’on s’en rende compte et gagner autant de temps ? En fait, tel un jeu vidéo, leur GPS a trouvé un passage secret à travers les montagnes. On rage un peu contre le nôtre mais pas de panique, ils nous attendent à la prochaine étape. Nous allons rapidement profiter de la belle église malheureusement déjà fermée pour la saison. On reprend la route pour 30 minutes de virages à flanc de montagne avant d’arriver aux cascades de Låtefossen. Le débit de l’eau est tellement puissant qu’un nuage de brouillard se dégage perpétuellement des chutes. Le bruit de l’eau qui claque sur les rochers et le mouvement aléatoire de la cascade nous offre un superbe spectacle. En compagnie de nos amis belges préférés, nous rejoignons un spot au bord d’un lac avec vue sur les montagnes enneigées. Après cette longue et fatigante journée, ce soir, c’est pizza et jeux de sociétés.

Après une nuit au calme, nous descendons de notre spot de montagne pour rejoindre la ville d’Odda. D’ici nous déposons le camping car des nos amis belges et prenons la direction de la randonnée de Buarbreen. Aujourd’hui nous partons à la découverte d’un glacier. Malheureusement après sa chute à Preikestolen, Aimie ne se sent pas de faire une nouvelle randonnée. Elle restera avec Lucky et Whispers le temps de notre rando. Le début était assez sympa et facile mais plus nous avancions, plus la randonnée devenait compliqué. Après du petit sentier, nous sommes passés à du chemin escarpé dans les rocher, des passerelles qui traverse des cascades pour finir par de l’escalade à flan de montagne. Mais ça en valait la peine. Nous voilà au pied du glacier. C’est incroyable de voir cette masse de glace qui ne fond jamais. Il y a quand même de l’eau qui s’écoule de cette immense bloc pour former un torrent d’eau. La puissance est incroyable. On récupère un peu d’eau du glacier pour Aimie et nous entamons la descente. Ce fut catastrophique entre glissade, chut et mauvais mouvement, nous avions hâte d’arriver. Après 4h et 6,30 kilomètres, nous retrouvons enfin Aimie qui commencais à s’impatienter. Après être redescendus sur Odda, nous prenons la route pour notre spot de nuit. Mais sur les routes étroites à flan de montagne, les endroits pour dormir se font rare. C’est sur un parking de la ville de Kinsarvik que nous nous installons pour la nuit.

Itinéraire: https://loupsaventures.files.wordpress.com/2021/10/50.jpg

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