49 – De Oslo au Lysefjord

Du 5 au 11 août : 39542 => 40011Km

Réveil matinal aujourd’hui pour profiter au maximum de notre visite à Oslo. A 8h on est levés, à 9h on est prêts et à 10h on est dans le centre. Efficaces non ? On commence la visite par le plus vieux quartier de la capitale. Au détour de ruelles escarpées, biscornues et pentues, on a pu observer de jolies maisons en bois de toutes les couleurs. C’était très joli mais on en fait vite le tour. Nous descendons ensuite vers le port en passant par des coins pas très propres, ni rassurants et par quelques églises toutes fermées… Dommage ! En approchant de l’hyper centre, on retrouve des coins beaucoup plus sympas et dynamiques. On fait une halte aux halles de la ville. Malheureusement, il n’y a ni étals de poissons, ni stands de dégustations de nourritures locales. Il y a seulement trois petits restaurants vides. Bon… encore dommage ! A proximité, se trouve un des emblèmes de la capitale : l’opéra. Il est moins célèbre que celui de Sydney mais son architecture permet de grimper jusqu’au toit pour profiter d’un superbe panorama sur le fjord et le port. Aimie s’est éclatée à prendre des dizaines de photos des différents points de vues. Nous remontons ensuite la longue rue piétonne jusqu’au palais royal. Il est 13h30, c’est l’heure de la relève de la garde. C’est un peu moins prestigieux que celui de Stockholm mais ça valait le détour. A la fin, on a même eu droit à un défilé d’un régiment de l’armée. Après toutes ces visites, il est temps d’aller boire une bonne bière ! Nous allons dans une brasserie à côté du palais. Je peux vous dire qu’au prix des bières, on les a dégustées ! Pour une pression en 40cl et une de 33cl, on en a eu pour 18 euros. Le lieu fait également brasserie mais on préfère continuer notre chemin jusqu’au MacDo. C’est moins local mais c’est également plus abordable ! Enfin, tout est relatif… 37 euros le MacDo à deux, ça fait quand même mal au popotin. Le ventre plein et le porte monnaie vide, nous partons vers le vieux port en passant par la mairie. On déambule, main dans la main, au milieu des anciens bâtiments totalement rénovés. C’est beau, c’est propre, c’est net, on a l’impression que ça vient d’être fait. D’ici, on a une superbe vue sur la citadelle d’Akershus. Ça tombe bien, c’est notre prochaine étape. A l’époque, elle permettait de protéger le fjord et la ville. Ça grimpe sec mais du haut des remparts, la vue vaut vraiment le détour. On se promène dedans une bonne demi-heure avant de rejoindre le centre. Nous avons repéré une boutique à touristes et nous voulons y faire quelques achats avant de rentrer. On arrive à 17h05 et la boutique vient de fermer… Ce sont des horaires un peu restreints pour une capitale, non ? On décide de changer de moyen de transport pour retourner vers César et Lucky. A l’aller, c’était le bus. Au retour, on décide de prendre des trottinettes électriques. J’adore rouler en ville avec ces trucs là ! Mais la zone d’utilisation est limitée, on est obligés de finir à pied. César n’est plus qu’à 10 minutes mais Aimie à une douleur au tendon qui l’a fait de plus en plus souffrir. Au bout d’un bon quart d’heure, on retrouve enfin Lucky qui nous fait une grosse fête pour notre retour. Il est 18h30, Aimie à mal au pied et la météo prévoit de la pluie pour demain. On décide de rejoindre un autre spot dans le nord de la ville, plus au calme et avec plus d’espace pour Lucky.

On se réveille sous la pluie et le ciel ne laisse rien présager de bon pour la suite de la journée. La bonne nouvelle, c’est que la réparation d’Aimie sur le toit semble fonctionner. La mauvaise, c’est que le tendon de ma belle l’a fait toujours souffrir. On décide de laisser nos jambes au repos dans César pour aujourd’hui. Le programme c’est : article, itinéraire, apéro et jeux de sociétés. On est quand même sortis se balader lors d’une éclaircie autour du lac Sognsvann. Lucky a pu se dégourdir les pattes et les tremper dans l’eau. Il a couru comme un fou dans la forêt. En fin de journée, un couple de français est venu à notre rencontre. On a refait le monde une bonne heure et ils nous ont offert un fromage de chèvre fait maison. Huuuuuum, il sent tellement bon la France ! On va se régaler ! 

Aujourd’hui, pas de pluie de prévu, juste de la grisaille. Le tendon d’Aimie va un peu mieux. On va pouvoir repartir doucement à la découverte de la capitale. On prend le métro aux portes du parking qui nous amène jusqu’au port de la ville. Le couple qu’on a rencontré hier nous a expliqué que nous pouvions prendre un ferry à partir de cet endroit pour rejoindre l’île de Bygdoy. Mais ils ont oublié de nous dire qu’il faut rajouter des sous sur le billet de transport en commun qu’on a déjà payé. Demi-tour, on rejoint un bus (compris dans le tarif cette fois-ci) qui nous dépose directement au pied du musée folklorique d’Oslo. Avec ses 150 maisons, il présente l’habitat traditionnel dans des âges et des régions différentes en Norvège. On adore ces musées à ciel ouvert où on peut rentrer et observer les anciennes constructions, l’artisanat et les tenues traditionnelles de l’époque. Ça nous donne une bonne idée sur leurs traditions et leur façon de vivre. En bonus, une personne nous a fait visiter une église en bois debout en français. On a pu voir une femme tricoter au coin du feu, des boulangères cuisiner le pain traditionnel et un forgeron… forger. Dingue non ? On en profite pour manger un casse-croûte avec des hot-dog et des gaufres à la confiture, crème et fromage brun. Ce n’est pas copieux mais franchement, c’était bon et ça nous a bien rempli le ventre. Après les maisons en bois, nous avons visité les immeubles du XXème siècle. La décoration nous rappelle celle de chez nos grands-parents. On termine la visite par des salles qui regroupent des reliques, des pièces, du mobilier et des costumes d’époques. La partie sur la Laponie et les Sami nous a particulièrement plu. Une fois le musée terminé, on trouve deux trottinettes pour rejoindre le parc royal de Vigelandsparken. On a adoré cet endroit ! C’est grand, bien entretenu, reposant mais surtout, les statues sont de vraies chefs d’œuvres. Elles représentent des scènes de la vie actuelle, notamment parental et montre les différentes émotions du quotidien. Bref, ce parc est un vrai petit bijou ! On reprend ensuite des trottinettes en direction du centre et de la fameuse boutique à touristes qui était fermée hier. On fait le plein de souvenirs (hors de prix évidemment) et on reprend le métro pour rejoindre César et Lucky. Nous quittons ce spot car nous avons atteint la limite maximum des 48h. On se rend sur un autre parking au niveau de la station de ski de la capitale. Comme nous sommes en altitude, le fond de l’air est frais. C’est bien au chaud sous la couette qu’on s’endort ce soir.

Ce matin, on se réveille sous un beau soleil. Ça permet de réchauffer un peu César. Avant de quitter la capitale, nous nous arrêtons sur le spot des jeux olympiques d’Oslo de 1952. La piste de saut à ski est impressionnante ! D’en haut, on peut avoir une vue sur tout le fjord de la capitale. On promène avec Lucky sur la piste de biathlon entre la ligne d’arrivée et le stand de tir. Malgré l’absence de neige, on a pu voir des athlètes s’entraîner. Nous faisons ensuite un détour par l’église de la station et le troll qui surveille le bon déroulement des compétitions. On rejoint César pour prendre la direction de la ville d’Heddal. Ici, se trouve la plus grande église en bois debout de tout le pays. C’est une merveille de construction ! Bien que le bois soit sombre (voire noir) cet édifice est plein de charme. Même s’il commence à pleuvoir, on prend l’église en photo sous toutes ses coutures. A cause des tarifs exorbitants, nous ne l’avons pas visitée de l’intérieur. Il commence à se faire tard, nous rejoignons un spot au bord de la rivière pour y passer la nuit.

Le soleil est plutôt timide ce matin. On quitte notre spot au bord de la rivière pour aller faire des courses au Rema 1000 d’à côté. La vie est clairement plus chère en Norvège qu’en France. Si on ne veut pas passer tout notre budget dans la nourriture, on doit faire attention. Et en faisant ça, on s’en est plutôt bien sortis. Le frigo rempli, on reprend la route pour une randonnée sur la montagne de Gaustatoppen. A notre arrivée, il fait gris mais il ne pleut pas. Malgré les mises en garde d’Aimie sur les conditions météo, je prends quand même la décision de grimper au sommet en espérant que les nuages se dissipent en cours de route. On se gare sur un petit parking qui a l’avantage d’être gratuit mais qui offre un versant de la montagne beaucoup plus abrupte. Sans surprise, le premier kilomètre était vraiment difficile mais nous avons pu profiter de beaux points de vue. En cours de route, nous avons fait la connaissance d’un couple belge en road trip avec leurs deux chiens. Ils nous ont dit qu’ils n’ont rien vu en haut et que la randonnée était compliquée. Et à ce moment-là, le sommet se dégage. Ça me redonne espoir mais Aimie reste pessimiste au vu des autres nuages qui arrivent. On continue notre chemin et on croise… de la neige ! Oui, oui, de la neige ! Ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille ! Avec Lucky, on en a profité pour faire les fous. Il s’est éclaté ! Mais malheureusement, après ça, tout s’est gâté. Nous avons eu de la pluie jusqu’au sommet, du vent, du brouillard et 5°C. A notre arrivée, on n’y voyait pas plus loin que le bout de la truffe de Lucky. Résultat : nous sommes montés pour rien, on avait froid et les jambes en compote. Nous sommes restés une heure et demie au refuge en priant dame nature pour que le sommet se dégage. Mais ça n’a pas suffi… Ça n’a même pas permit de sécher nos vêtements. Le retour a été encore plus chaotique à cause de la faible visibilité. Aimie s’est même retrouvée sur les fesses à cause du chemin glissant et boueux. J’avoue que je me sentais coupable et pour une fois, vu la colère de ma chérie, je n’osais plus dire un mot. Quant à Lucky, il a été super courageux ! Malgré qu’il soit trempé, les chemins glissants et le froid glacial, il a gardé toute sa pêche ! Il avait même encore de l’énergie pour grogner sur les moutons. Nous sommes rentrés à 21h ; trempés, gelés et fatigués. Et j’ai retenu une bonne leçon, toujours écouter sa chérie ! On quitte le parking pour un spot au bord d’un lac non loin de là. A défaut de ne rien avoir vu au sommet, on espère qu’on aura un très beau panorama au réveil.

Ce matin, le soleil pointe le bout de son nez au milieu des nuages. La vue sur le lac au petit déjeuner est magnifique ! On décide de redescendre dans le village de Rjukan pour faire des services, quelques lessives et tenter de réparer une fuite de notre chauffe-eau. Cela fait quelques jours qu’on a remarqué que ça goutte à l’arrière de César. On espère que ça va fonctionner parce que vue notre capacité d’eau, on ne peut se permettre de perdre plusieurs litres par jour. Nous reprenons ensuite la route vers une cascade de l’autre côté du village. Mais en traversant Rjukan, Aimie craque littéralement pour ces petites rues et ces maisons en bois. Une fois arrivé sur le parking de la cascade, je pars en éclaireur pour trouver la randonnée jusqu’au point de vue. J’ai bien suivi le chemin mais en été, la cascade est sèche. Dommage… On décide alors de retourner sur nos pas pour visiter le petit village de Rjukan. C’est vrai qu’il a un charme fou. Ça méritait bien un détour. Même Lucky a apprécié la balade sous le soleil. Il commence à se faire tard, on reprend la route vers un spot au bord d’un lac en direction de notre prochaine étape. Les points de vue en chemin sont incroyables ! Entre les lacs, les montagnes et les forêts, on s’arrête régulièrement pour faire de jolies photos. Plus on s’approche de l’arrivée, plus on remarque que les parkings sont pleins. On craint un peu pour le spot qu’on a choisi. Mais à notre arrivée, nous sommes seuls. Décidemment, on ne comprend pas toujours les choix des autres… Bref, César installé, Lucky libéré et bière servie, on peut enfin profiter de la vue. Le couple de belges que nous avons croisés la veille nous contacte dans la soirée pour discuter de la suite de notre périple. En Norvège, les parkings de randonnées sont excessivement chers. On convient alors de se retrouver le lendemain sur un spot gratuit pour aller sur le parking avec un seul véhicule et partager les frais. On a hâte de pouvoir faire cette randonnée avec eux !

Réveil à 7h ce matin parce qu’on a rendez-vous à 10h pour une randonnée à 2h15 de là. On se prépare en 30 minutes pour attaquer la longue route au plus tôt. Dès les premiers kilomètres, on a compris que ce trajet allait être un pur bonheur ! Chaque virage, chaque point de vue, chaque col, nous en a mis plein la vue ! La randonnée n’a pas encore commencé que nous sommes déjà conquis par les lieux. On arrive sur un premier parking où nous retrouvons la joyeuse troupe belge avec Lionel, Clémence, Samba et leur mascotte Whisper. Après s’être bien chaussés, on embarque tous dans César en direction du parking de la randonnée. A 300Nok (= 30€) l’emplacement, c’est appréciable de pouvoir partager la somme en deux. C’est parti pour l’ascension du Kjeragbolten à quatre francophones et trois toutous. Je vous le dis, on n’est pas passés inaperçus ! Le ciel est dégagé, nous allons pouvoir grimper dans de bonnes conditions. Et heureusement que la météo est avec nous ! Les côtes pour grimper sont très raides, limite escalade et sur de la roche glissante. Les jambes sont mises à rudes épreuves mais plus nous grimpons, plus la vue sur le lysefjord est incroyable ! Après 4h et 6km, nous arrivons enfin devant ce mythique rocher coincé entre deux falaises à 1000 mètres au-dessus du fjord (et du vide). C’est incroyable ! J’ai pris mon courage à deux mains et je suis monté sur le rocher pour faire une des photos mythiques de Norvège. Je suis le seul à m’être  aventuré dessus. Donc je peux vous dire que la vue depuis le rocher y est encore plus spectaculaire ! Mais Aimie n’est pas rassurée… Et il y a de quoi… Le rocher est retenu par quelques centimètres sur la falaise. En gros, il peut tomber à tout moment. Heureusement pour moi, ce n’était pas pour aujourd’hui. On se pose une bonne heure pour profiter de la vue et grignoter un morceau. Les nuages se montrent à l’horizon, c’est le moment pour nous de prendre le chemin du retour. Et avec les jambes endolories, c’était encore plus compliqué que la montée. Tout le monde a eu le droit à sa gamelle. Mais heureusement, pas de bobos. Nous avons juste eu une grosse frayeur quand nous avons vu nos toutous jouer un peu trop près du bord de la falaise à 800 mètres de haut. Après cette montée d’adrénaline, nous retrouvons César et rejoignons un spot pour la nuit avec nos amis belges. On sort la table, les chaises et c’est parti pour un apéro bien mérité après cette grosse randonnée. Lucky et Samba ont pu jouer ensemble au chien de berger car des moutons sont venus à notre rencontre. Ils sont infatigables nos loulous ! Ça a été un moment inoubliable ! Il n’y a pas à dire, vu le comportement de Lucky en liberté avec les moutons, il a du sang de chien de berger.

Itinéraire: https://loupsaventures.files.wordpress.com/2021/09/49.jpg

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