23 – Entre montagne du Tirol et château Bavarois

Du 25 juin au 1 juillet : 20393 => 21520 Km

Ca fait déjà une semaine que nous sommes partis. Que le temps passe vite ! Nous nous réveillons sur les hauteurs de Bregenz, bercés par les gazouillis des oiseaux et à l’ombre des sapins. Nous quittons le lac de Constance pour prendre la Keizerstraß : la route des fromages (oui, les autrichiens aussi en font !). Nous roulons au milieu des champs de vaches, de petits villages en petits villages, jusqu’à atteindre notre première halte à la KäseStrasse Bregenzerwald. C’est une fromagerie où on peut voir l’affinage des fromages. Il y avait 4 immenses rayons de 8 mètres de haut sur 50 mètres de long remplis d’immenses meules. Impressionnant ! Evidemment, en bon franchouillard, on en a acheté quelques morceaux avant de continuer notre route jusqu’à la ville d’Andelsbuch. On s’arrête dans une deuxième fromagerie où on a acheté du schnaps du Tyrol et encore un petit fromage pour la route. De quoi se faire un bon repas dans les montagnes. Sous un beau soleil, nous terminons la Keizerstraß pour rejoindre… l’Allemagne! Hein, quoi, c’est déjà fini l’Autriche ? Mais non, on y retourne dès demain. Mais avant, une étape obligatoire s’impose : le château de Neuschwanstein. Ce nom ne vous dit surement rien mais il a été élu le plus beau château du monde ! Il a inspiré Walt Disney pour le château de la belle au bois dormant. Rien que ça ! Depuis que nous nous connaissons avec Thomas, on rêve de le visiter et de le voir de nos propres yeux. Après une heure de route dans les montagnes du Tyrol, nous arrivons en Bavière directement à ses pieds. La veille, nous avons réussi à gratter les dernières places sur internet car, à cause du Covid, les places sont très limitées et indisponibles à la vente sur place. Un vrai coup de bol ! Après quelques tours, nous trouvons une place pour César. Nous prenons ensuite nos vélos pour rejoindre le centre touristique où Aimie a trouvé un magnifique shooter bavarois. Puis, nous continuons à pied jusqu’aux portes du château. La côte est longue mais le spectacle à l’arrivée en valait la peine. 17h55, c’est l’heure de notre visite. Malgré les travaux de restauration, les pièces sont superbes. Le niveau de détail et de finition est incroyable. On se sent vraiment roi et reine dans toutes ces pièces couvertes de dorures. Ce château est tout simplement aussi beau intérieurement qu’extérieurement. Un vrai bijou architectural ! Une fois la visite terminée, nous trouvons un petit chemin qui permet de contourner le château pour se retrouver sur un pont suspendu et l’admirer du dessus. Nous sommes restés plusieurs minutes à contempler cette merveille perchée sur son rocher et surplombant la vallée. De là, on a vraiment l’impression qu’il est sorti tout droit d’un conte de fée. Le soleil commence à se cacher derrière les montagnes. C’est le moment de décrocher nos yeux du château et de rejoindre notre spot pour la nuit, proche du lac Hopfensee.

Réveil assez tôt ce matin à cause du bruit du train, grrrr ! Le beau ciel bleu a laissé place à la grisaille et à la pluie. On en profite pour travailler notre itinéraire, le temps que la pluie se calme. Un rayon de soleil perce les nuages. C’est le temps pour nous de reprendre la route. Nous nous arrêtons pour aller visiter les ruines de l’Ehrenberg Schloss qui, autrefois, surveillait la frontière entre le royaume de la Bavière et celui du Tyrol. C’est aussi ici que l’on peut utiliser le plus grand pont suspendu du monde. Il permet de traverser la vallée d’un château à l’autre. À 8€/personne la traversée, on est restés sur le côté. Après un retour sous la pluie jusqu’à César, on casse la croûte avec vue sur les monts du Tyrol. On reprend la route pour Imst et sa plus longue luge du pays. Mais, malheureusement, la route pour y accéder n’était pas à la hauteur de notre bébé et nous avons dû continuer notre chemin. Prochaine étape, la petite ville de Hall In Tirol qui brille par ces magnifiques églises mais pas par ses parkings. Le seul qui aurait pu accueillir César était réservé aux bus et formellement interdit en camping-car. Grrrrr! Deux échecs de suite, ça énerve mais ça fait partie de l’aventure. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ! On décide alors d’arrêter les complications pour aujourd’hui et de se trouver un joli coin dans les montagnes. Malheureusement, c’est sous une ligne à haute tension et avec les fourmis rouges, que nous avons pu sortir la table et les chaises et se boire une bonne bière.

Samedi 27 juin, on se réveille dans le Tyrol sous un beau soleil. Ça nous change de notre dernier voyage en Laponie ! Ce matin, on prend un peu plus notre temps pour nous préparer avant de reprendre la route. Notre première étape est à Rattenberg pour visiter son église magnifiquement décorée et son centre-ville médiéval. On en profite pour flâner et faire quelques boutiques dans le village. Aimie a même pu essayer une tenue traditionnelle Tyrolaise avec les conseils de la vendeuse. Ne vous inquiétez pas, on a des photos ! Avant de repartir, on fait le plein de César à 98 centimes le litre et on prend la route pour Kitzbühel. Ce village est réputé en Autriche pour être « le Courchevel » du Tyrol. Dans le centre, les boutiques de luxe se succèdent. Mais ça n’enlève rien au charme de ce village coloré de montagne. Il fait beau, il fait chaud, c’est le bon moment pour une bonne glace au soleil. On se promène, on flâne, avant de retrouver César pour la suite des aventures. Nous rejoignons la ville de Ferleiten pour faire une route panoramique au milieu des plus hauts sommets d’Autriche. La Grossglockner Straße est une route qui monte jusqu’à 2500m d’altitude : une des plus haute d’Europe. Le problème avec les choses exceptionnelles, c’est que ça se paye et ça se paye cher ! 37 euros le péage ! Mais après 18h, le prix est un peu plus doux. Alors nous attendons sagement 18h pour que la pilule soit plus facile à passer. Les 10 premiers kilomètres sont uniquement composés d’épingles qui nous font prendre 1500m de dénivelé positifs. Rien que ça ! Autant vous dire qu’avec un bébé de 3 tonnes, nous avons pris notre temps et fait de multiples pauses pour profiter de la splendeur des paysages. Au fil de la route, les arbres se font de plus en plus rares et laissent place à la neige et aux marmottes. Une fois arrivés au sommet, nous enfilons une veste car nous sommes passés de 28°C à 16°C. Glaglagla ! Nous profitons de la vue sur les montagnes enneigées et sur le plus haut sommet du pays qui culmine à 3800 mètres d’altitude. Le point de vue valait bien les nombreux virages très raides. Le soleil descend à l’horizon et les nuages noirs arrivent. Nous amorçons la descente au milieu des murs de neige. Au fil de la route, nous apercevons une ribambelle de marmottes mignonnes à souhait et très peu farouches, même face à notre monstre César. Nous arrivons ensuite au glacier Pasterze. Malgré qu’il ait perdu de sa splendeur à cause de la chaleur, le lac qui s’est formé en dessous était d’un bleu turquoise presque irréel. Nous étions dans un autre monde. Les orages arrivent, c’est le temps pour nous de terminer notre route. Après de nombreux virages en épingles et une longue descente sous une grosse pluie, nous arrivons enfin sur notre spot en forêt. Au final, nous aurons fait 65 Km, 2253 mètres de dénivelé positifs, 2064 mètres de dénivelé négatifs, 47 virages en épingles, de la neige, de la pluie, du vent et tout cela en claquette ! C’est vraiment une championne ma Mimie ! Elle a bien mérité une bière fraîche et une bonne nuit de sommeil au pied des montagnes et bercée par le bruit de l’eau.

La pluie a cessé et nous nous réveillons sous un beau soleil bien chaud. Une belle journée d’été s’annonce ! Nous faisons une halte pour faire les services de notre César puis nous prenons la direction du petit village de Millstatt et de son lac du même nom. On galère à trouver une place mais on y arrive tout de même et on part découvrir une abbaye et son église. Il fait très chaud ! On entre dans l’église pour profiter de ses magnifiques dorures mais aussi pour sa fraicheur. Nous traversons ensuite le cloître pour rejoindre le lac. Voir tous ces gens se baigner et cette magnifique eau, nous donne envie de faire de même. Mais ici les plages sont payantes ! Et pas données en plus. De quoi mettre en rogne ma Mimie qui a faim, chaud et éprouve une envie obsessionnelle de se baigner ! Nous retournons auprès de César manger un morceau et nous reprenons la route pour Portsasch dans l’espoir de pouvoir y tremper nos fesses. Cette petite station balnéaire posée sur les berges du lac Wörthersee possède de superbes plages et pontons. Mais là aussi payantes ! Grrr ! On ne désespère pas et nous continuons notre chemin le long du lac jusqu’à trouver une plage gratuite. Hallelujah ! Mon t-rex devient douce comme une petite biche et ni une ni deux, elle est déjà dans l’eau. La température du lac est parfaite et bien rafraîchissante. Un vrai bonheur ! J’aurais pu laisser Aimie faire trempette des heures. Ça fait du bien mais c’est assez perturbant de se dire qu’on se baigne en Autriche, dans un lac formé par la fonte des neiges, avec vue sur les montagnes blanches et au milieu de canards pas très sauvages. Une belle conclusion après une journée bien chaude. On se pose sur nos serviettes pour profiter des derniers rayons de soleil puis nous retrouvons César pour rejoindre un parking, non loin du lac, pour y passer la nuit.

On commence la semaine sous le soleil. Mais ça ne va pas durer… On quitte notre spot au bord du lac Wörthersee pour la 3ème plus grande ville d’Autriche : Graz. Après une longue route entre les régions de la Carinthie et de la Styrie, nous arrivons enfin dans la ville. Le ciel s’est noirci, on croise les doigts ! On trouve une place à l’extérieur de la ville avant de prendre le métro pour rejoindre le vieux centre. La ville de Graz est magnifique. Chaque bâtiment est recouvert de moulures et est peint de couleurs différentes. Puis, on visite la magnifique cathédrale qui, malgré qu’une partie soit en travaux, nous en aura mis plein les yeux. À notre sortie, un éclair et un grondement nous annonce une pluie battante. Et ça n’a pas loupé ! 2 min après c’est le déluge. Grosse pluie, grêle et vent au menu. Le temps pour nous de s’abriter sous un porche (et non sous une Porsche). On se trouve une brasserie à 100m de là pour manger un bout et attendre que les éléments se calment. On se cramponne au parapluie et on marche au pas de course, direction, la bière ! On est bien mieux au sec, une potion à la main et avec de bons plats locaux : escalope viennoise pour Aimie et bœuf mariné à la bière pour moi. Mmmmmh ! Les assiettes et la pluie terminées, nous reprenons notre ballade dans Graz. On en prend plein les yeux chez Swarowski, plein les narines chez Lush et plein le ventre chez Manner. Puis, pour digérer notre bon repas, nous partons grimper l’immense escalier qui nous monte à la tour de l’horloge. 252 marches pour moi et 260 pour Aimie. Oui, oui on a compté ! D’ici, on a une vue spectaculaire sur les toits de Graz et ses environs. La vue est interminable et les escaliers à couper le souffle… Ou l’inverse, je ne sais plus. On ramasse nos poumons et nos jambes puis, on redescend pour terminer notre balade dans la vieille ville. On termine notre promenade avec des chocolats de chez Manner et nous récupérons le tram pour retrouver César, bien lessivé par la pluie. Nous partons à quelques kilomètres de là sur le parking du complexe sportif de la ville de Thal. Ce petit village a donné naissance à un jeune sportif : Arnold Schwarzenegger ! Mais malheureusement, ce n’est pas ici que nous pourrons le croiser.

Après un bon dodo, au calme et bercés par le bruit du vent, nous partons acheter une vignette pour l’autoroute (obligatoire dans le pays) avant de prendre la direction de l’abbaye de Göss et sa brasserie. Après 1h de route et un tunnel qui nous aura coûté 9,5€, on arrive devant la boutique de la brasserie. Boutique ? Pas vraiment pour les particuliers alors ! Elle ne vend qu’en grande quantité. Tant pis pour nous ! On décide de continuer notre chemin pour trouver un parking et visiter la brasserie et l’abbaye. Mais pas moyen de trouver une place pour César. Après avoir tourné et retourné, on décide de quitter la ville et de prendre la direction du lac de Leopoldsteiner See. On pose César à l’ombre, on se prépare un pique-nique et on part en balade au bord de ses eaux turquoise. Entre forêt et montagne, chaque point de vue est magnifique. Ces eaux sont tellement translucides qu’on en est restés bouche bée. On récupère notre bébé pour la prochaine halte, Hallstatt. Ce petit village au bord d’un lac est célèbre dans le monde entier. Notamment, les chinois ! Ils en sont tellement fans, qu’ils en ont fait une copie dans leur pays. On trouve un super spot au bord du lac et on saute sur nos vélos pour visiter la ville. Ça a été un vrai coup de cœur pour moi. La carte postale parfaite ! Pleins de petits chalets en bois, les uns sur les autres, des petites ruelles magnifiquement décorées et toutes fleuries, une vue sur le lac incroyable et un cadre de vie au cœur des montagnes. L’ensemble est tellement beau, qu’il semble irréel ! On aurait voulu rester encore des heures et des heures à promener entre les ruelles et découvrir tous les points de vues possibles. On décide de rentrer mais avec la ferme intention d’y revenir le lendemain matin, pour découvrir ce village sous d’autres lumières. Nous retrouvons notre beau César posé au bord du Lac. Mimie nous prépare un superbe apéro et nous nous installons sur une petite table de pique-nique avec le coucher de soleil en toile de fond.

Réveil sous un beau soleil, au bord du lac Hallstattersee. On prend le petit déjeuner dehors, au bord de l’eau, un vrai bonheur ! L’estomac bien plein, nous remontons sur nos montures pour retourner à Hallstatt. On en avait trop envie ! Il fait beau, l’eau du lac est calme, pas une ride. Le paysage s’y reflète, c’est splendide. Une fois les vélos déposés à l’entrée du village, nous retournons promener dans les ruelles. Il y a un peu plus de touristes que la veille mais cela n’enlève en rien au charme et à la beauté des lieux. Main dans la main, nous promenons jusqu’à un petit parc qui offre une superbe vue sur Hallstatt et son lac. Aimie s’est risqué à tremper les pieds dans l’eau mais elle était un peu froide quand même. On se prend à rêver d’une vie dans un de ces chalets, accrochés à la montagne et avec vue sur le lac. Nous retournons dans le centre pour ramener quelques souvenirs et nous reprenons la route à vélo sous un soleil de plomb. Lorsque nous arrivons à notre bébé des routes, on se met vite en maillot pour se rafraîchir. Mais elle est trop froide pour se baigner. On s’arrête au genou, ça fait déjà beaucoup de bien ! On s’allonge sur nos serviettes, un verre à la main et on profite des derniers rayons du soleil avant l’arrivée imminente de gros nuages noirs. Même pas le temps de dire ouf que l’orage gronde. On rentre se mettre à l’abri pour manger un bout avant de reprendre la route. Après quelques courses rapides, on cherche à rejoindre un spot rapidement pour profiter de la fin d’après-midi, continuer notre itinéraire et publier cet article. Malheureusement, nous avançons de spot en spot et tous étaient interdits au camping-car. C’est assez rageant de rouler sans trouver où se poser, sous une pluie battante. On fatigue, on s’énerve mais nous trouvons enfin un parking dans un petit village en début de soirée. Rien de glamour mais il fera l’affaire pour cette nuit, faute de mieux…

Itinéraire : https://loupsaventures.files.wordpress.com/2020/07/23.jpg

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