16 – En Route Pour Le Nord !

Du 28 novembre au 4 décembre : 11542 => 12456 Km

Ce matin, on a rendez-vous en territoire connu. On va voir les grands-parents d’Aimie ! Je sais que cette visite va lui redonner beaucoup de baume au cœur. Du coup, on se lève tôt et on prend un rapide petit-déjeuner avant de sauter à bord du bolide prêté par le garage pour rejoindre la Normandie. C’est une 306 diesel de 202 000 Km dans un état, comment vous dire… Juste de rouler, mais c’est tout. Autant dire que nous avons préféré prendre les nationales plutôt que l’autoroute. Il nous a fallu 2 h 30, avec de la pluie et des routes inondées, pour rejoindre Criel-sur-Mer. On n’était vraiment pas rassuré dans cette voiture. Après avoir roulé 3 mois au volant de César, empereur des routes, on avait l’impression d’être assis sur la route. Mais le plus important, c’est que nous sommes arrivés sans encombre chez papy André et Mamie Chantal. C’est ici que 3 mois plus tôt, nous faisions notre dernière étape avant la Grande-Bretagne. Ça nous a fait du bien de revoir la famille. Les bons repas de papy André et la joie de vivre de mamie Chantal, nous ont réchauffé le cœur. Aimie a même pu coudre la protection thermique de la porte d’entrée avec sa mamie. Malheureusement, les bons moments passent trop vite et après une journée à raconter nos péripéties et s’être bien rempli le ventre, nous reprenons la route à 22 h 00. Évidemment, on n’est pas repartie les mains vides. Papy nous a donnés de bons produits français qui nous réchaufferons à l’étranger. Nous rejoignons notre hôtel tard dans la nuit, épuisé par la route, mais heureux de cette journée. Ps : j’ai oublié mon bonnet Guinness là-bas…

La nuit fut courte à cause du petit-déjeuner servi que jusqu’à 8 h 30… On se remplit le bidon de pains au chocolat, de croissants et de café avant de retourner rapidement au chaud sous la couette. Sur les coups des 10 h 00, le téléphone d’Aimie sonne. Depuis quelque temps, les numéros inconnus nous apportent que des mauvaises nouvelles, mais là, c’est le garage qui nous informe que César est soigné et que nous pouvons venir le chercher. Enfin, cette histoire se termine ! Nous sautons dans la 306 après une bonne douche et on fait quelques derniers achats avant d’aller chercher notre bébé à 14 h 00. Il faisait super beau et César nous attendait impatiemment. On signe quelques papiers et nous repartons. Le temps de ranger nos affaires, faire quelques courses de produits frais, faire le plein de gasoil et de GPL, la nuit commence déjà à tomber. Ce n’est pas grave. L’envie d’aventures laissées au placard depuis quelques jours, revient de plus belle. Direction la Belgique et la ville de Bruges. Ce n’est qu’à 1 h 00 de route de Calais, mais on est ralentie à l’arrivée, car beaucoup de parkings n’acceptent pas les camping-cars. Nous trouvons malgré tout un coin tranquille pour César et partons visiter le centre-ville pour découvrir ses illuminations de Noël. Imaginez le sourire que nous avions de pouvoir enfin retrouver ce sentiment de liberté. Toutes ces lumières nous mettant des étoiles plein les yeux et la bière nous réchauffent le corps. Après une bonne dose de frites et de fricadelles, la fatigue se fait sentir. Nous rejoignons César et roulons jusqu’à notre spot pour la nuit au bord d’un canal dans le village de Moerbrugge.

Il fait beau à notre réveil, mais les températures sont plus fraîches que dans le nord de la France. Nous nous habillons chaudement et partons visiter Bruges. Après quelques minutes de marche, nous arrivons le long des canaux de la ville. Avec un si beau soleil, c’est magnifique ! Nous remontons jusqu’au centre pour arriver sur le Rozenhoedkaai, un quai de Bruges. La vue est digne d’une carte portale. C’était romantique à souhait ! Nous promenons tranquillement en passant par le pont saint-boniface avant de rejoindre la Church of Our Lady Bruges. Il y avait énormément de monde ce jour-là au point d’avoir des embouteillages piétonniers entre les ruelles ! Heureusement que la ville est magnifique sinon je pense qu’on serait vite repartie. Il est l’heure d’une bonne bière, par chance à Bruges, on n’est jamais loin d’une brasserie. On s’arrête dans celle de Bourgogne des Flandres pour goûter leur breuvage, sur une terrasse au bord des canaux, sous un magnifique soleil. Puis, il fait faim ! Par chance une gaufrerie n’est pas loin. Nous rentrons dans la House of Waffle pour manger des gaufres salées : une au saumon, crème fraîche et une autre au bacon, œuf et crème de fromage persillé. C’était tellement bon que j’en salive encore en écrivant ces lignes. Le ventre plein, nous descendons découvrir le béguinage, une abbaye encore habitée par des nones. Puis, nous terminons par une balade au bord du Minnewater, appelé par les Belges le lac des amoureux. Le soleil commençait à descendre à l’horizon. Nous repartons déambuler dans les ruelles de la ville entre la place du bourg et la grand-place. Avec les décorations de Noël, c’était magique ! On profite de toutes ces boutiques à touristes pour faire quelques achats. Nous terminons notre journée au pied du grand sapin de la ville avec une gaufre au chocolat et un chocolat chaud aux noisettes. Il se fait tard, nous rejoignons notre spot de la veille avant de continuer notre route demain.

Ce soir-là, nous avons pris le temps de faire le point sur notre itinéraire pour la suite de notre périple. Avec le retard que nous avons pris depuis notre départ, nous nous sommes rendu compte que nous ne pourrons jamais rejoindre Rovianemi (le village du père Noël) à temps pour Noël. En effet, la Laponie est encore loin et avec toutes les étapes qu’on avait prévues avant d’y arriver, c’est infaisable. Il faut qu’on prenne des décisions et faire des changements de programme. Alors non, on ne renonce pas à y arriver pour Noël, mais on décide d’enlever toutes les étapes des Pays-Bas et de l’Allemagne pour rattraper le temps perdu. Pendant les deux semaines et demies où’il nous reste, on remontera jusqu’au Danemark dans les prochains jours, on visitera ce petit pays et on devrait arriver à temps en Laponie.

0°c ce matin, mais pas d’inquiétude, notre César veille sur notre confort et nous garde au chaud. Nous prenons rapidement la route pour rejoindre la capitale à 1 h de là. Nous trouvons une place, proche du centre-ville, au cœur de la place du Cinquantenaire, face aux arcades et à l’immense drapeau belge. Une place de choix pour Sa Sainteté César ! Nous immortalisons le moment avant de commencer notre découverte de la ville par les immenses bâtiments de la Commission européenne. C’est dimanche, il n’y a personne dans les rues, mais ça reste impressionnant. Nous arrivons ensuite dans le parc du palais de Bruxelles. Le bâtiment est splendide, tel Buckingham Palace. On sent l’importance encore présente de la royauté. Nous continuons notre chemin vers le centre-ville en passant par le mont des arts et le magnifique bâtiment du musée des instruments de musique avant d’arriver à la cathédrale sainte Gudule. On a pu y découvrir plein de petites crèches inspirées de différentes cultures dans ce magnifique monument. Nous faisons un tour par le musée de la bande dessinée, qui n’a pas de réel intérêt, puis nous rejoignons la grand-place en passant par les galeries royales. C’est un passage obligé au milieu des boutiques de luxe et des chocolatiers. Aimie a envie de tout croquer ! Je dois avouer que ces vitrines donnent vraiment l’eau à la bouche. Elles sont toutes magnifiques ! Nous arrivons enfin sur la grand-place. Il y a presque trois ans, j’avais visité Bruxelles avec mon Frère et on avait fait, en long, en large et en travers cette place. Mais elle était encore plus belle que dans mes souvenirs. En effet, habillée des plus belles couleurs de Noël et d’un sapin de plus de 15 mètres, elle était magique. Ça mettait encore plus en valeur tous les bâtiments qui l’entourent déjà magnifiquement décorés d’éléments en or. On est emportés par la beauté des lieux ! La faim nous appelle, nous trouvons un petit restaurant pour prendre une bonne bière et un trio de spécialités belges. À savoir un vol-au-vent, une carbonnade flamande et une boulette de viande liégeoise. Ça nous réchauffe bien ! Nous gardons un peu de place pour une bonne gaufre au chocolat noir et spéculos pour moi et une au chocolat, chantilly et éclat de pistache pour Aimie. Miam-miam ! Après ces pauses gourmandes, il est temps d’aller voir le petit belge le plus célèbre du monde : le Manneken-Pis. Pour le début de l’hiver, il était revêtu d’une grande tunique de laine pour le garder au chaud. Aimie est déçue de ne pas le voir dans sa tenue habituelle d’Adam. On continue notre balade dans les ruelles du centre, de boutiques en boutiques, à regarder les souvenirs que nous pourrions ramener en France. Il est maintenant l’heure de l’apéro. J’amène Aimie dans un endroit où je pense pouvoir passer le reste de ma vie sans m’ennuyer : le delirium village. C’est un bar sur 3 étages qui ne serre pas moins de 40 bières à la pression et plus de 2000 bières en bouteille. Le paradis en somme ! Il a fallu faire un choix sur le breuvage, mais nous y est arrivé : une Floris Ninkeberry (bière blanche à la mangue, pêche, abricot et fruit de la passion) pour Aimie et une boon oud Geuze (bière de fermentation mixte vieille de 3 ans) pour moi. Une fois rafraîchis, nous quittons ce petit coin de paradis pour continuer notre balade. Une jolie mélodie venant de la grand-place, nous appelle. On découvre un spectacle son et lumière qui illumine les murs autour de nous. La magie de Noël s’empare de nous ! On descend ensuite jusqu’à la place de la bourse pour commencer les marchés de Noël de la capitale. Nous promenons, main dans la main, au milieu des centaines de chalets. Nous trouvons même, à notre grande surprise, un stand qui propose des santons de Provence. Quoi de mieux qu’un Belge dans notre crèche ? La gentille dame, originaire de Marseille, nous trouve une magnifique chocolatière. Un super souvenir de la capitale ! De la place Sainte-Catherine jusqu’à la place de Brouckère, la ville regorge de différents marchés de Noël et d’attractions que nous n’avons pas manqué de faire. Nous retrouvons tard notre César et nous partons pour un spot à Wavre (à environ 30 min de la capitale). Arrivé là-bas, fatigué de nos visites, nous avons eu la bonne surprise de trouver une borne d’électricité gratuite ! Le top !

Aujourd’hui, nous profitons de l’aire de service de Wavre pour prendre de bonnes douches chaudes, faire des lessives et entretenir notre César pendant que ses batteries chargent. Le temps de tout faire, nous quittons notre spot en début d’après-midi, direction le Danemark ! Après quelques kilomètres, nous arrivons aux Pays-Bas sous un beau soleil. Mais un témoin moteur sur le tableau de bord vient gâcher notre route. A priori sans gravité, puisque rien ne se modifie dans la conduite. Nous roulons prudemment, passons la frontière allemande et arrivons à notre spot pour la nuit, près de la ville de Münster, sans problème.

Mardi 3 décembre, nous partons de notre spot pour rejoindre le centre-ville de Münster à la recherche d’un garage qui puisse trouver la raison de ce témoin au tableau de bord. Même si ça ne semble pas grave, on préfère vérifier compte tenu du nombre de kilomètres qui nous attend. Nous commençons par un garage Ford, spécialiste des transit qui nous dit qu’ils en auraient pour 3-4 heures et que cela nous coûterait 50 €. Non merci ! Nous continuons jusqu’à A.T.U., les centres autos allemandes racheter par Norauto depuis peu. Ils ont pu prendre notre César dans le quart d’heure et diagnostiquer le problème pour 28 €. C’est le débit-mètre d’air qui a envoyé une mauvaise info au moteur. Le témoin c’était même supprimé de lui-même en arrivant au garage… C’est toujours comme ça. Nous repartons sereins pour le Danemark. C’est à côté de Brême que nous avons passée la nuit pour terminer notre route demain matin.

Quelques rayons de soleil passent au travers des arbres et nous illuminent. Nous prenons un bon petit déjeuner et partons pour notre première étape au Danemark. Après 2 h 30 de route, nous arrivons à la frontière. Évidemment, un camping-car français, en plein mois de décembre n’échappe pas à un contrôle de la douane. L’officier, sympa, nous a demandé ce que nous faisions là, où nous allions et pendant combien de temps. Après avoir fouillé rapidement la soute de César et vérifier nos passeports, nous reprenons la route pour arriver en milieu d’après-midi à Haderslev. Première étape réussie dans cette petite ville du sud du pays. Nous avons promené dans les ruelles piétonnes décorées pour Noël autour de la majestueuse église. Puis nous sommes descendus marcher le long du lac qui borde la ville. On a rapidement senti que les gens n’avaient pas l’habitude de voir des Français en cette saison. On a commencé notre aventure danoise avec l’achat de quatre bières locales. Ça débute bien ! Puis à la tombée de la nuit (16 h 30), nous avons repris la route pour la plus vieille ville du Danemark : Ribe. Nous trouvons un spot, proche du centre, où nous avons laissé César. Guidés par les lumières, nous avons rejoint le vieux centre pour nous promener. C’était très joliment décoré, mais tout est fermé et il y avait peu de gens dans les rues. Après une heure de ballade, nous rejoignons notre maison à roulettes pour passer la nuit sur le parking.